Agridées - « Flexitarisme : une opportunité pour la chaîne alimentaire ? »

Dans sa nouvelle Note de think tank, Agridées propose sept pistes d’actions pour guider les acteurs de la chaîne alimentaire et mieux accompagner une tendance alimentaire qui se confirme : celle d’un nouvel équilibre dans nos assiettes entre protéines végétales et protéines animales.


Composé de l’association de « flexible » et de « végétarisme », le flexitarisme ne se concrétise pas dans un régime « sans » ou dans une diète fondée sur l’exclusion, c’est une trajectoire. En outre, le flexitarisme constitue un point de convergence de très nombreuses évolutions d’ordre sociologique ou sociétal. C’est un concept agglutinant. Néanmoins le phénomène existe si bien que, par l’assiette, on peut vouloir plus : changer le monde ! Dès lors il s’agit moins d’ausculter une tendance déjà connue - la baisse de la consommation individuelle de viande depuis le début du siècle - que d’éclairer les interactions en jeu, de débattre des principaux arguments, d’analyser les choix stratégiques et de montrer à quel point la transition alimentaire est déjà à l’œuvre.

De nouveaux équilibres pour la transition alimentaire:

Cette transition peut constituer une opportunité pour les entreprises agricoles et toute la chaîne alimentaire. Les évolutions et innovations des pratiques agricoles s’imbriquent dans la transformation des filières alimentaires et l’offre aux consommateurs. L’association végétal/animal pourrait être ainsi revitalisée sur tous les plans, agricoles et alimentaires. À condition que les règles du jeu soient claires et transparentes et que la construction de valeur s’opère sur les vertus propres à chacune des offres.


7 propositions :

Étiquetage européen :

- Réserver le terme de « viande » aux produits issus de l’élevage,

- Protéger les désignations usuelles caractérisant les produits carnés,

- Lancer un étiquetage volontaire du bien-être animal.

Promotion/communication :

- Créer une interprofession agricole et alimentaire transversale,

- Communiquer sur le plaisir de manger, avec une assiette équilibrée végétal/animal.

Financement des acteurs économiques :

- Soutenir par la PAC (PSE) les démarches collectives de réduction d’émission de gaz à effet de serre par les ruminants,

- Dédier une partie du Plan Protéines au renforcement et à la structuration des filières des plantes (légumineuses oléoprotéagineuses…) à consommation humaine directe ou comme ingrédient.

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